Le Cercle Fermé (2004) – Jonathan COE

Après avoir adoré Bienvenue au Club, je dois reconnaître que la magie a beaucoup moins bien opéré avec cette suite.

Bien que le synopsis de Bienvenue au Club placé à la fin du livre m’ait été d’une aide précieuse, j’ai eu un peu de mal à re-situer les personnages. De plus, les années passées (une vingtaine) ne leur ont pas fait du bien à tous. Par exemple, je ne me rappelais pas un Benjamin si agaçant, indécis, passif, une véritable tête-à-claques si vous me passez l’expression.

Avec Le Cercle Fermé, nous faisons un bond de vingt ans en avant pour retrouver les protagonistes de Bienvenue au Club qui ne sont plus des adolescents mais des quadras plus ou moins établis dans la vie.

Certains sont mariés, d’autres divorcés, avec ou sans enfants. Certains ont suivi la voie qui semblait tracée pour eux tandis que d’autres surprennent, ou déçoivent. Mais à l’aube des années 2000, le contexte politique est mouvementé et au rythme des licenciements de masse, des manifestations, de la montée en puissance du terrorisme, de la guerre en Irak, quelques uns d’entre eux vont voir leur vie prendre un tournant radical.

Je les ai suivis sans déplaisir mais sans enthousiasme non plus. Même le style de Jonathan COE qui m’avait charmée lors de ma découverte de l’auteur n’a pas suffi à faire remonter mon intérêt pour son roman. Voici une suite que j’attendais de lire avec impatience mais qui m’a laissée sur ma faim.

PRÉSENTATION

L’Angleterre de Tony Blair entre dans le nouveau millénaire, et les héros de Bienvenue au club dans l’âge mûr. Vingt ans après, qu’ont-ils fait de leurs idéaux de jeunesse ? N’auraient-ils d’autre choix qu’entre compromissions et immobilisme ? Seul l’affreux Paul, leur cadet, un politicien opportuniste, semble s’adapter à ces temps nouveaux et aux nouveaux cercles du pouvoir. Mais si les utopies des années soixante-dix semblent maintenant lointaines, il suffit de bien peu pour faire resurgir les fantômes du passé… Jusqu’à ce que le cercle se referme. Tout en déroulant la chronique de l’histoire immédiate, du choc de la mondialisation à la guerre en Irak, Jonathan Coe fait le portrait d’une génération en proie à d’irréductibles contradictions. Impitoyable satiriste, il brosse un tableau ravageur de l’Angleterre de Tony Blair, qu’il dénonce avec la fureur vengeresse jadis réservée au thatchérisme. D’une lucidité aussi réjouissante qu’inconfortable, le diptyque composé de Bienvenue au club et du Cercle fermé se fait le miroir non seulement d’un pays, mais d’une époque tout entière, et constitue une fresque aussi ambitieuse et aussi aboutie que Testament à l’anglaise.

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