Alphabet City (2011) – Eleanor HENDERSON

J’ai adoré ce roman, que j’ai trouvé très bien écrit et très intense.

Eleanor Henderson retrace 9 mois de la vie de trois jeunes gens, marqués par la mort par overdose de l’un des leurs (pas de spoiler, on l’apprend dès les premières lignes). Les trois adolescents sont eux-mêmes reliés uniquement par le souvenir de Teddy, leur disparu, frère, ami, amant.

Durant 9 mois, ils vont errer entre New-York et le Vermont, errer également dans cette époque troublée qu’est la fin des années 80. De concerts de rock en bastons, de soirées de défonce en concerts « straight edge » (pas d’alcool, pas de tabac, pas de drogues), ils vont aussi partir à la recherche d’eux-mêmes, tenter de se souvenir de Teddy. Mais ils finiront par se rendre compte qu’ils doivent le laisser partir.

Les personnages des parents sont très importants dans le roman, parents défaillants, parents absents, ou attentifs à leur manière… Il est intéressant de noter d’ailleurs que les parents représentant le plus une figure parentale attentive et protectrice, ne sont pas en définitive des parents « biologiques » mais des parents adoptifs. L’auteure offre également une belle réflexion sur l’adoption et l’identité des enfants adoptés.

Un autre aspect inévitable de ce roman est la ville de New-York ; c’est d’ailleurs la raison qui m’a poussée à le lire maintenant. New-York, ses rues, ses quartiers, son influence, se dotent sous la plume d’Eleanor Henderson d’une présence magnétique.

Le réalisme affleure à chaque ligne mais le style reste envoûtant et percutant à la fois.

Pour un premier roman, cela augure bien de la suite. Je ne suis pas surprise qu’Alphabet City ait été édité chez Sonatine, je l’aurais bien vu chez Rivages également .

PRÉSENTATION

Vermont, 1987. Jude et Teddy trompent l’ennui en fumant de l’herbe, tous deux rêvant d’une vie plus palpitante. Jusqu’au jour où un terrible drame les sépare… 
À 16 ans, Jude doit apprendre à faire le deuil de son meilleur ami, tout en essayant de trouver sa place dans le monde. Parti rejoindre son père à New-York, il découvre une ville hostile mais vivante, et s’initie au « straight edge », un courant punk radical. Loin des idéaux hippies de ses parents, Jude découvre une nouvelle famille, avec sa musique, ses rêves, ses excès aussi et ses terribles secrets…

 

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