Dans l’ombre (2015) – Arnaldur INDRIDASON

Arnaldur Indridason commence avec Dans l’ombre une trilogie avec de nouveaux personnages, que nous découvrons ici.

Il s’agit tout d’abord de Thorson, un militaire américain d’origine islandaise.

Je suis un de ceux que les gens d’ici appellent les Islandais de l’Ouest. Mes parents ont quitté le pays et se sont installés au Canada où je suis né.

Ensuite, il y a Flovent, un policier islandais, le seul chargé des enquêtes criminelles.

Les meurtres étaient exceptionnels à Reykjavík, il avait très peu d’expérience en la matière et tenait à s’appliquer.

Tous deux sont jeunes et relativement inexpérimentés. Ils vont se retrouver à faire équipe pour résoudre le meurtre d’un représentant de commerce.

Ce que j’aime chez Indridason, c’est la manière dont l’enquête est toujours dirigée vers le côté humain. On revient sur le passé des victimes, des suspects, on les comprend un peu plus ; parfois on cerne mieux leurs motivations.

Cependant, le revers de la médaille, qui ne me dérange absolument pas mais qui peut être rédhibitoire pour d’autres, c’est que l’on suspecte assez vite ce qui s’est passé. Il s’agit ensuite de voir l’affaire dans son ensemble et la manière dont chaque protagoniste a eu son rôle à jouer, même à toute petite échelle.

Un autre aspect intéressant de l’intrigue, c’est sa période. Le roman se déroule en 1941 en Islande, pendant l’Occupation. La « situation » désigne la période où l’Islande était occupée par les troupes britanniques puis américaines (entre 1940 et 1945). « Etre dans la situation » signifiait également pour une femme islandaise qu’elle a une liaison avec un soldat étranger.

Indridason exploite ici la « situation » en tant que ressort dramatique mais oriente également l’enquête vers le contre-espionnage et le nazisme en Islande.

J’ai eu peu de temps pour lire cette semaine et surtout très peu de concentration et j’ai sans doute parfois survolé le livre. Mais même ainsi, il m’a beaucoup plu et je compte bien lire le tome suivant, qui sort en fin d’année.

 

PRÉSENTATION

Un représentant de commerce est retrouvé dans un petit appartement de Reykjavik, tué d’une balle de Colt et le front marqué d’un “SS” en lettres de sang. Rapidement les soupçons portent sur les soldats étrangers qui grouillent dans la ville en cet été 1941. Deux jeunes gens sont chargés des investigations : Flovent, le seul enquêteur de la police criminelle d’Islande, ex-stagiaire à Scotland Yard, et Thorson, l’Islandais né au Canada, désigné comme enquêteur par les militaires parce qu’il est bilingue. L’afflux des soldats britanniques et américains bouleverse cette île de pêcheurs et d’agriculteurs qui évolue rapidement vers la modernité. Les femmes s’émancipent. Les nazis, malgré la dissolution de leur parti, n’ont pas renoncé à trouver des traces de leurs mythes et de la pureté aryenne dans l’île. Par ailleurs on attend en secret la visite d’un grand homme. Les multiples rebondissements de l’enquête dressent un tableau passionnant de l’Islande de la “Situation”, cette occupation de jeunes soldats qui sèment le trouble parmi la population féminine. Ils révèlent aussi des enquêteurs tenaces, méprisés par les autorités militaires mais déterminés à ne pas se laisser imposer des coupables attendus. Dans ce roman prenant et addictif, le lecteur est aussi fasciné par le monde qu’incarnent les personnages que par l’intrigue, imprévisible.

Sur les chemins noirs (2016) – Sylvain TESSON

Le récit de voyage est une grande nouveauté pour moi. J’en suis restée à Sur la route de Jack Kerouac et je ne pense pas qu’il soit représentatif du genre…

Je me suis intéressée à cet écrivain après l’avoir vu dans La Grande Librairie, sa gueule cassée a attiré mon attention et j’ai eu envie de savoir ce qui lui était arrivé. Son roman ne décrit cependant ni sa chute, ni sa convalescence mais le périple entrepris à sa sortie de l’hôpital.

Sylvain Tesson entreprend de traverser à pied la France de l’hyper-ruralité, telle qu’établie par un rapport sur l’aménagement des campagnes françaises.

Ce que nous autres, pauvres cloches romantiques, tenions pour une clef du paradis sur Terre – l’ensauvagement, la préservation, l’isolement – était considéré dans ces pages comme des catégories du sous-développement.

Il parcourt donc la France en diagonale, parfois rejoint par des amis, parfois dans le souvenir de sa mère « morte comme elle avait vécu, faisant faux bond », un peu avant son accident.

Moi, je me plaisais à imaginer que le souvenir de ma mère se manifestait parfois dans les reflets d’un étang.

Le récit est parsemé de petites pointes d’humour qui rendent le narrateur sympathique. Il ne s’apitoie pas sur son sort mais s’accommode tant bien que mal de sa nouvelle condition physique.

L’écriture est belle et rend justice aux paysages traversés, elle installe un climat serein et reposant malgré les conditions spartiates de cette traversée.

Le récit de voyage ne va pas devenir tout à coup mon genre favori mais j’ai passé un bon moment de lecture.

C’étaient mes chemins noirs. Ils ouvraient sur l’échappée, ils étaient oubliés, le silence y régnait, on n’y croisait personne et parfois la broussaille se refermait aussitôt après le passage. Certains hommes espéraient entrer dans l’Histoire. Nous étions quelques-uns à préférer disparaître dans la géographie.

L’évolution avait accouché d’un être mal élevé et le monde était dans un désordre pas croyable.

PRÉSENTATION

Il m’aura fallu courir le monde et tomber d’un toit pour saisir que je disposais là, sous mes yeux, dans un pays si proche dont j’ignorais les replis, d’un réseau de chemins campagnards ouverts sur le mystère, baignés de pur silence, miraculeusement vides. La vie me laissait une chance, il était donc grand temps de traverser la France à pied sur mes chemins noirs. Là, personne ne vous indique ni comment vous tenir, ni quoi penser, ni même la direction à prendre.

BestSeller (2013) – Jesse KELLERMAN

Grosse déception que ce roman de Jesse Kellerman. Je m’attendais à lire un bon thriller bien efficace et je me suis retrouvée avec un roman de série B, indigeste et pas si bien écrit.

Dès le départ, le personnage principal, au nom difficilement prononçable, m’est apparu antipathique. Son soi-disant meilleur ami, meurt et ce qu’il ressent se partage entre la jalousie, l’aigreur et la mesquinerie.

D’ailleurs il n’a pas d’autre ami, pas même une simple connaissance. Il a une fille unique, dont la mère est morte, c’est pratique, ça allège le scénario.

Une fois son ami enterré, Pfefferkorn et la veuve de ce dernier, entament allègrement une relation amoureuse, sans état d’âme, ce qui est pratique aussi.

Suite à moult péripéties, il se retrouve en Zlabie, pays fictif qui doit se vouloir une parodie de certains pays au gouvernement totalitaire, mais que j’ai trouvé grotesque.

J’ai trouvé le scénario bancal et j’ai été totalement insensible aux nombreuses tentatives d’humour qui émaillent le texte.

Comme je le disais en préambule, ce fut une déception, j’espère que le prochain roman que je lirai de Jesse Kellerman sera plus du niveau de ses précédents opus.

PRÉSENTATION

Arthur Pfefferkorn est un professeur de fac d’une cinquantaine d’années dont les ambitions littéraires ont fait long feu. Lorsque son plus vieil ami et écrivain de polar à succès, William de Nerval, disparaît en mer, Pfefferkorn est partagé entre le chagrin et la jalousie. De Nerval lui a volé non seulement la vedette sur le plan professionnel, mais aussi la femme qu’il aimait. La décision de Pfefferkorn de renouer avec la veuve du disparu déclenche une succession d’évènement surréels qui le plongent dans le pays fictif de Zlabia, un monde ténébreux de trahison et d’intrigue

La Vierge en bleu (2004) – Tracy CHEVALIER

J’ai mis longtemps à lire Tracy Chevalier, rebutée par l’aspect historique de ses romans. Et pourtant, une fois tombée dedans, j’ai radicalement changé d’avis et je passe toujours un très bon moment de lecture.

Dans La Vierge en bleu, Tracy Chevalier utilise une trame narrative que j’aime beaucoup, l’alternance entre deux récits. Nous suivons d’un côté Isabelle, jeune paysanne catholique convertie de force au protestantisme au 16ème siècle, et de l’autre Ella, jeune américaine ayant suivi son mari en France, pour les besoins du travail de ce dernier.

Sitôt son arrivée en France, Ella, mal acceptée par les habitants de son village, ressent qu’elle change, sans trop réussir à définir en quoi exactement. Elle décide alors de faire des recherches généalogiques et de retrouver les traces de sa famille.

Un parallèle s’établit rapidement entre Ella et Isabelle. Il y a le bleu des cauchemars d’Ella, ce même bleu interdit pour Isabelle, car il représente les vêtements de la Vierge Marie ; le roux des cheveux d’Isabelle, apparaissant petit à petit dans les cheveux d’Ella…

J’ai aimé la relation entre les deux récits, cheminant l’un à côté de l’autre, se rapprochant imperceptiblement, jusqu’aux dernières pages du roman, où le rythme de l’alternance s’accélère et les deux histoires finissent par converger.

Voici d’ailleurs la toile qui a inspiré l’auteure pour son roman, il s’agit de Crucifixion de Nicolas Tournier, et l’on peut voir le fameux bleu sur le drap qui couvre la Vierge Marie.

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PRÉSENTATION

Récemment arrivée des Etats-Unis avec son mari, Ella Turner a du mal à trouver sa place dans cette bourgade de province du sud-ouest de la France. S’y sentant seule et indésirable, elle entreprend des recherches sur ses ancêtres protestants qui eurent à fuir les persécutions. Elle est alors loin d’imaginer que cette quête va bouleverser sa vie. Quatre siècles plus tôt, en pleine guerre de religion, Isabelle du Moulin, surnommée  » La Rousse  » en raison de sa flamboyante chevelure, risque un procès en sorcellerie pour le culte qu’elle voue à la Vierge Marie. Cependant, l’enfant qu’elle porte ne lui laisse d’autre choix que d’entrer dans l’intolérante famille des Tournier qui a embrassé la Réforme. Séparées par des générations mais unies par un mystérieux héritage, Ella et Isabelle vont renouer les fils du temps à deux voix.

Dans les replis du temps (1998) – Kate ATKINSON

Encore une fois, je n’ai pas fait attention et j’ai commencé à lire Dans les replis du temps alors que je voulais lire Une vie après l’autre

Bon cela n’a pas été une grande tristesse puisque de toute façon, j’aime assez la plume de Kate Atkinson.
Isobel a 16 ans, une famille « décomposée » et des hormones en ébullition. Elle a également des épisodes impromptus de voyage dans le temps où dans des mondes alternatifs, des vérités parallèles.

Kate Atkinson nous présente une ribambelle de personnages atypiques mais attachants malgré tout. Elle balade son lecteur entre le passé et le présent, et lui dévoile ainsi progressivement les connexions entre tous ses protagonistes, leurs plus lourds secrets.

J’ai parfois été un peu désarçonnée par l’aspect parfois loufoque et décalé de l’histoire mais au fil de ma lecture, je me suis laissée emporter au milieu de leurs destins ô combien entremêlés.

PRESENTATION

Hantée par la disparition de sa mère Eliza, négligée par un père revenu du bout du monde avec une nouvelle épouse, Isobel Fairfax est douée (ou affligée ?) d’une faculté exceptionnelle : circuler à son gré dans le temps, pour explorer une tranche du passé ou entrouvrir une porte sur l’avenir.

Ainsi va-t-elle remonter à l’époque où ses ancêtres, contemporains de Shakespeare, étaient les seigneurs du pays environnant, puis reparcourir la longue décadence qui mène à son épicier de père. Et aux multiples secrets, dérisoires ou tragiques, qui sont le lot de toutes les familles… Isobel n’aurait-elle pas préféré ignorer ce qu’il lui sera donné de découvrir ?

Manderley for ever (2015) – Tatiana de ROSNAY

Avant de lire cette biographie de Daphné du Maurier, je ne connaissais d’elle que le nom. Ça a donc été une totale découverte.

Daphné du Maurier a eu une vie que l’on peut qualifier de romanesque. Née de parents comédiens (même si après leur mariage, seul le père continuera à monter sur les planches) et issue d’un milieu aisé, elle baigne dès l’enfance dans un milieu artistique et côtoie des écrivains, des comédiens…

Malgré cette agitation mondaine, Daphné préfère la compagnie des chiens et les longues promenades solitaires. J’ai pensé à Emily Brontë qui n’aimait rien tant que se promener sur la lande avec son chien.

L’envie d’écrire lui vient très vite et prendra le pas toute sa vie sur tout le reste : amis, mari, enfants.

Ce qui est frappant chez Daphné du Maurier, c’est son attachement très (trop ?) fort aux lieux et en particulier aux maisons : Menabilly, une vaste demeure en Cornouailles, sera source d’inspiration pour plusieurs de ses romans, notamment pour le célèbre Rebecca.

J’ai beaucoup apprécié l’écriture de Tatiana de Rosnay, ses descriptions de ses propres escapades sur les traces de la célèbre romancière. Je me suis également attachée à Daphné du Maurier, à ses sœurs, leur langage codé, leur affectueuse habitude des surnoms.

Maintenant, il me reste à découvrir son oeuvre. Je commencerai certainement par Rebecca, le roman qui lui a apporté le succès et la notoriété.

PRESENTATION

«La nuit dernière, j’ai rêvé que je retournais à Manderley…» : la phrase qui ouvre le roman Rebecca a fait rêver des générations de lecteurs. Tout le monde connait L’Auberge de la Jamaïque, Rebecca ou Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, mais l’auteur des œuvres qui l’ont inspiré, Daphné du Maurier (vendue pourtant à des millions d’exemplaires et traduite en une quarantaine de langues), est aujourd’hui tombé dans l’oubli.
Pourquoi Daphné du Maurier est-elle considérée comme un auteur de romans féminins, alors que ses histoires sont souvent noires et dérangeantes ? Que sait-on vraiment de son lien étroit avec la France, de ses liaisons longtemps tenues secrètes, des correspondances ténues que son oeuvre entretient avec sa vie, et dans laquelle elle parle beaucoup de son histoire familiale ? Portrait d’un écrivain par un autre écrivain, Manderley décrit minutieusement une vie aussi mystérieuse que l’oeuvre qu’elle sous-tend – toute de suspense psychologique –, et met en lumière l’amour fou de cette femme pour son manoir de Cornouailles.
Un portrait tout en nuances de la plus énigmatique des romancières britanniques, mais davantage encore : un voyage littéraire sur les traces d’un des plus grands auteurs de best-sellers de son époque, méprisé par la critique mais adulé du public.

Les règles d’usage (2016) – Joyce MAYNARD

J’ai encore eu un coup de cœur pour un roman de Joyce Maynard, ça va finir par devenir une habitude.

Écrire un roman qui a comme point de départ les attentats du 11 septembre est assez délicat à mon sens. D’une part, le sujet a été traité sous tous les angles : romans, films, reportages… Et par ailleurs, cela reste un sujet hyper sensible. Pour ma part, j’ai encore le cœur serré et les larmes aux yeux lorsque j’y pense. Ma visite à Ground Zero le mois dernier m’a d’ailleurs énormément émue.

Ce roman m’a évoqué Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer, roman qui m’avait aussi beaucoup touchée.

Wendy a 13 ans lorsque sa mère disparaît dans les attentats du 11 septembre. Elle vit avec sa mère, son beau-père qu’elle appelle Papa et son petit (demi) frère.

À 13 ans, Wendy est en proie aux affres relatives à cet âge. Ah le bonheur de l’entrée dans l’adolescence !!! Avant les attentats, elle est parfois en conflit avec sa mère, notamment au sujet de son père, un « artiste » qui ne prend pas vraiment au sérieux son rôle de père et n’est quasiment pas présent pour sa fille.

Lorsque celui-ci lui propose de venir vivre avec lui en Californie, puisque sa mère n’est plus là, Wendy y voit un moyen d’échapper à ses idées noires et de prendre un nouveau départ. Malgré la douleur de la séparation, aussi forte pour elle que pour son beau-père et son frère, elle quitte New York.

En Californie, elle va pouvoir se réinventer, loin de ses habitudes, de son chagrin, de la compassion des gens.

Elle rencontre de nouvelles personnes, apprend à connaître son père, apprend à se connaître elle-même. J’ai d’ailleurs cru à un moment que le roman allait prendre un aspect un peu mièvre, où tout est (presque) bien qui finit bien. Mais Joyce Maynard évite cet écueil. Certes, Wendy rencontre des personnes avec qui elle peut parler et cela lui fait du bien. Mais comme le dit la compagne de son père dans le roman, il y a des personnes à qui il ne vaut mieux pas s’attacher sous peine d’en souffrir un jour.

Wendy lit également beaucoup, ce qui l’aide à faire face à son chagrin, au deuil à affronter.

Il est d’ailleurs souvent fait référence à Anne Frank comme ayant parfaitement exprimé les pensées et questionnements pouvant se bousculer dans une tête adolescente. Chacune d’elle se retrouve confrontée à la noirceur des hommes, et doit affronter la dure réalité du monde adulte : la guerre pour l’une, le terrorisme pour l’autre.

J’ai aimé l’importance de la lecture comme moyen d’apprentissage de la vie, comme échappatoire vis à vis du quotidien. Je me suis totalement reconnue dans cette capacité à entrer dans un roman, dans cette impatience à retrouver son livre comme un rendez-vous avec des amis, dans l’empathie envers des personnages de papier.

Dieu est au courant ? s’enquit Louie.

On a envie de laisser tomber, reprit-il dès qu’il put parler. Sauf qu’il faut continuer. Il faut se lever le matin et verser des céréales dans les bols. On continue à respirer, qu’on le veuille ou non. Personne n’est là pour t’expliquer comment c’est supposé marcher. Les règles d’usage ne s’appliquent plus.

Elle ignorait qu’une chose lue pouvait la faire autant souffrir. Elle relut le passage, au cas où elle aurait mal compris. C’était comme si une personne qu’elle connaissait vraiment était morte et, tout comme elle l’aurait fait pour quelqu’un qu’elle aurait connu, elle sentit ses larmes couler.

Comment est-il possible, […], qu’on lise cette histoire qui est si triste que ça fait presque physiquement mal de voir les mots écrits sur la page ? Ce qui arrive aux personnages vous arrache carrément les tries – et puis le livre est fini. Et la première chose qu’on souhaite, c’est trouver un autre livre similaire.

PRESENTATION

Wendy, treize ans, vit à Brooklyn. Le 11 septembre 2001, son monde est complètement chamboulé : sa mère part travailler et ne revient pas. L’espoir s’amenuise jour après jour et, à mesure que les affichettes DISPARUE se décollent, fait place à la sidération. Le lecteur suit la lente et terrible prise de conscience de Wendy et de sa famille, ainsi que leurs tentatives pour continuer à vivre. Le chemin de la jeune fille la mène bientôt en Californie chez son père biologique qu’elle connaît à peine – et idéalise. Son beau-père et son petit frère la laissent partir le cœur lourd, mais avec l’espoir que cette expérience lui sera salutaire. Assaillie par les souvenirs, Wendy est tiraillée entre cette vie inédite et son foyer new-yorkais qui lui manque. Elle délaisse les bancs de son nouveau collège et, chaque matin, part à la découverte de ce qui l’entoure, faisant d’étonnantes rencontres : une adolescente tout juste devenue mère, un libraire clairvoyant et son fils autiste, un jeune à la marge qui recherche son grand frère à travers tout le pays. Wendy lit beaucoup, découvre Le Journal d’Anne Frank et Frankie Addams, apprend à connaître son père, se lie d’amitié avec sa belle-mère éleveuse de cactus, comprend peu à peu le couple que formaient ses parents – et les raisons de leur séparation. Ces semaines californiennes la prépareront-elles à aborder la nouvelle étape de sa vie ? Retournera-t-elle à Brooklyn auprès de ceux qui l’ont vue grandir ?