Fitzgerald le désenchanté (2013) – Liliane KERJAN

Francis Scott Fitzgerald. Un mythe.

Celui qui a écrit Gatsby le Magnifique mérite mon admiration pleine et totale.

J’avais lu Alabama Song de Gilles Leroy, inspiré par la vie tumultueuse de Zelda et Scott Fitzgerald, mais centrée sur Zelda, et j’avais envie d’en savoir plus sur la courte vie de cet auteur qui a marqué sa génération et les suivantes. Nombreux sont les auteurs qui l’ont admiré ou se sont inspirés de lui, à commencer par Hemingway et Salinger.

J’ai apprécié cette biographie factuelle, peu romancée. J’en ai en effet appris plus sur Scott Fitzgerald, notamment sur sa relation avec sa fille Frances, surnommée Scottie. Liliane Kerjan offre également un autre point de vue sur la relation avec Zelda, la manière dont Scott s’est saigné aux quatre veines pour lui permettre de recevoir des soins adaptés mais le texte ne se centre pas sur le couple mythique. J’ai d’ailleurs appris, même si le sujet n’est pas vraiment approfondi, que l’auteur de Gatsby a eu une autre relation amoureuse à la fin de sa vie, avec Sheilah Graham.

J’ai également aimé la description des années folles à Paris, en compagnie d’autres artistes de tous pays. Cependant, on ne peut s’empêcher de souffrir pour lui, tout au long de cette fuite en avant qu’a été sa vie.

PRÉSENTATION

D’un côté un jeune écrivain marié à une femme excentrique, beau, talentueux, icône de l’Ère du Jazz, et qui, dès son premier roman, L’Envers du paradis, connaît un succès foudroyant. De l’autre, la chute vertigineuse d’un couple qui sombre dans l’alcool, la pauvreté et la folie. Celui que Philippe Sollers appelle le « vaincu exemplaire » et Eric Neuhoff le « romantique absolu » est avant tout un écrivain qui, toute sa vie, tente de régler le conflit entre son besoin irrésistible d’écrire et « un concours de circonstances acharnées à l’en empêcher ». Fitzgerald ne ment jamais ni quand il se saoule, ni quand il se bat, ni quand il fait face aux humiliations, ni quand il revendique son goût du travail bien fait, ni quand il erre de casinos en hôtels. On le découvre ici dans son intimité, en père attentif qui s’occupe de sa fille Scottie, ne délaisse jamais Zelda, et qui se ruine la santé pour gagner l’argent nécessaire à l’entretien de son petit monde. Quand il meurt en 1940, il n’a que 44 ans, plus un sou en poche, et ses livres ont déserté les rayons des librairies. Il venait de se remettre au travail et avait entrepris l’écriture du Dernier Nabab.

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