L’Homme est un dieu en ruine (2015) – Kate ATKINSON

C’était comme s’il avait vécu de nombreuses vies. Ou peut-être juste cette nuit qui ne finit pas pour laquelle certains sont nés, d’après Blake.

Après avoir beaucoup beaucoup aimé Une vie après l’autre, qui était centré sur Ursula Todd, c’est avec un peu d’appréhension que j’ai commencé L’Homme est un dieu en ruine.

Et bien, il n’y avait aucune peur à avoir, je l’ai encore plus aimé que le premier !

Cette fois-ci, le personnage principal est Teddy, le petit frère d’Ursula. Il était déjà attachant dans Une vie après l’autre, on le suit ici du moment où il s’engage dans l’armée comme pilote jusqu’à ses derniers jours. On le découvre donc en mari, en père, en grand-père. A chaque étape de sa vie, Teddy, « désespérément honnête », tente de faire pour le mieux, mais n’y parvient pas forcément, comme chacun d’entre nous.

Kate Atkinson a voulu aborder un autre aspect de la Seconde Guerre Mondiale dans ce roman, le Bomber Command, la campagne de bombardements stratégiques contre l’Allemagne, que l’on découvre à travers les yeux de Teddy, pilote britannique, là où l’on voyait le Blitz à travers les yeux d’Ursula, restée au sol.

La narration n’est pas chronologique, ce que j’apprécie ; le récit se déroule selon les souvenirs de Teddy, parfois adopte le point de vue de sa fille ou de l’un de ses petits-enfants.

J’ai été très émue tout au long du roman et encore plus par la fin qui est d’une poésie et d’une beauté incroyables.

Tous les oiseaux qui ne naquirent jamais, tous les chants qui ne furent jamais chantés et qui ne peuvent exister que dans l’imagination.

Le bonheur, comme la vie, était aussi fragile que le battement de cœur d’un oiseau, aussi fugace que les jacinthes sauvages, mais tant qu’il dura, Fox Corner fut une Arcadie.

PRÉSENTATION

Teddy a vingt ans lorsqu’il s’enrôle en 1940 comme pilote de bombardier. Vite promu commandant d’Halifax, lui et son équipage vont connaître quatre années d’horreur et d’héroïsme où chaque mission risque d’être la dernière. Il va pourtant vivre jusqu’à plus de quatre-vingt-dix ans sans jamais complètement accepter l’idée d’avoir survécu et avec une obsession : ne plus faire de mal à personne. Le formidable pilote va donc épouser celle qui l’attendait, devenir père puis grand-père tout en se frayant un chemin au milieu des périls et des progrès du XXe siècle.

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