L’enfant du lac (2016) – Kate MORTON

Un véritable page-turner que j’ai dévoré en très peu de temps tellement j’avais hâte de connaître le noeud de l’intrigue.

Une inspectrice de police en vacances forcées trouve refuge en Cornouailles chez son grand-père. Lors d’une promenade, elle découvre une belle maison à l’abandon. Intriguée, elle se renseigne sur son histoire et apprend que 70 ans plus tôt, un enfant en a disparu et qu’on ne l’a jamais retrouvée. Sadie se met alors en tête de résoudre l’affaire.

Le récit alterne entre le présent, avec l’enquête de Sadie et son histoire personnelle compliquée, et le passé en se plaçant au niveau des membres de la famille qui occupait la maison. Cette enquête m’a souvent fait penser à la série Cold Case, que j’aimais beaucoup.

Le roman fait la part belle aux descriptions des Cornouailles, qui ajoutent à l’ambiance mystérieuse et éthérée.

J’ai toutefois un petit bémol sur le dénouement ; j’ai senti venir un des twists finaux et je l’ai vraiment trouvé de trop, il n’était pas nécessaire à mes yeux.

PRÉSENTATION

1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon. 
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s’intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l’enquête, au grand dam de l’une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

Un intérêt particulier pour les morts (2013) – Ann GRANGER

Cette lecture fut pour moi l’occasion de découvrir une nouvelle série très sympathique.

Les personnages sont attachants et intelligents, Lizzie Martin, jeune fille désargentée qui se retrouve dame de compagnie, tout comme Ben Ross, inspecteur de police devant ses études à la générosité du père de Lizzie.

Par contre, j’ai trouvé surprenante, voire choquante, l’attitude des gens de bonne famille qui blâment la victime pour le sort qu’elle a subi.

L’enquête menée par Ben Ross se déroule progressivement, on la voit avancer grâce à l’aide de Lizzie.

La description du Londres de l’époque est également très intéressante, on assiste notamment à la construction de la gare de St Pancras.

PRÉSENTATION

Nous sommes en 1864 et Lizzie Martin accepte un poste de dame de compagnie à Londres auprès d’une riche veuve qui est aussi une propriétaire de taudis. Lizzie est intriguée d’apprendre que la précédente dame de compagnie a disparu, apparemment après s’être enfuie avec un inconnu. Mais quand le corps de la jeune fille est retrouvée dans les décombres de l’un des bidonvilles démolis récemment autour de la nouvelle gare de St Pancras, Lizzie commence à se demander ce qui s’est passé. Elle renoue avec un ami d’enfance, devenu l’inspecteur Benjamin Ross, et commence à enquêter avec son aide, au péril de sa vie, pour découvrir la vérité sur la mort de la jeune fille dont le sort semble étroitement lié au sien.

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Brooklyn (2011) – Colm TOIBIN

3ème lecture de mon Summer Reading Challenge sur Whoopsy Daisy et je remercie les votantes car je vais de ravissement en enchantement.

L’histoire d’Eilis Lacey, jeune irlandaise qui part à Brooklyn car elle ne trouve pas de travail en Irlande, m’a beaucoup touchée. Celle-ci n’a pas une grande expérience de la vie lorsque sa famille la pousse à partir à Brooklyn pour travailler. Elle est la plus jeune de cinq enfants et vit avec sa mère, veuve, et sa soeur aînée. Cette dernière sacrifie son avenir en poussant Eilis à partir en Amérique. En effet, elle se désigne elle-même comme celle qui s’occupera de leur mère sans jamais se marier ou quitter la maison.

Une fois débarquée à Brooklyn, Eilis, ne connaissant quasiment personne, doit se bâtir  une nouvelle vie loin des siens. Ce ne sera pas sans difficultés et elle prendra de bonnes et de mauvaises décisions.

Le personnage d’Eilis m’a attendrie par sa volonté de réussir en Amérique, tout en gardant un lien très fort avec sa famille et l’Irlande.

La description de New York dans les années 50 m’a enchantée et en particulier celle de Coney Island car c’est un endroit que j’aime beaucoup et qui est mythique pour moi.

Et j’ai eu le coeur serré face à la situation de ces irlandais forcés à émigrer car il n’y a pas de travail en Irlande.

PRÉSENTATION

Enniscorthy, sud-est de l’Irlande, années 1950. Comme de nombreux jeunes de sa génération, Eilis Lacey, diplôme de comptabilité en poche, ne parvient pas à trouver du travail. Par l’entremise d’un prêtre, sa sœur Rose obtient pour elle un emploi aux États-Unis. En poussant sa jeune sœur à partir, Rose se sacrifie : elle sera seule désormais pour s’occuper de leur mère veuve et aura peu de chance de se marier. Terrorisée à l’idée de quitter le cocon familial, mais contrainte de se plier à la décision de Rose, Eilis quitte l’Irlande. À Brooklyn, elle loue une chambre dans une pension de famille irlandaise et commence son existence américaine sous la surveillance insistante de la logeuse et des autres locataires.