1Q84, tome 2 : Juillet-septembre (2011) – Haruki MURAKAMI

Ce second opus m’a autant plu que le précédent.

Les personnages secondaires prennent moins d’importance et l’histoire se centre principalement sur Tengo et Aomamé.

On en apprend un peu plus sur les Little People mais dans toutefois tout comprendre à leur sujet.

Le lien entre Tengo et Aomamé, ténu dans le livre 1, se développe ici et sera certainement un des points clés du troisième et dernier livre.

L’écriture est toujours aussi jolie, même apaisante. Cependant, Haruki Murakami sait tenir son lecteur et certains passages sont inquiétants (Ushikawa brrrr quel horrible personnage !) ou angoissants.

Vivement la suite !

Tchekhov a dit, déclara Tamaru en se levant lentement, que si un revolver apparaissait dans une histoire, il fallait que quelqu’un s’en serve.

Tengo réfléchit un moment. Mais il n’avait rien sur quoi réfléchir. Il se contenta d’ordonner mentalement les paroles d’Ushikawa, de les aligner telles quelles.

Après avoir retrouvé son calme, elle ouvrit le livre à la première page. Une tasse de thé et le Heckler & Koch étaient posés à portée de sa main.

PRÉSENTATION

Le Livre 1 a révélé l’existence du monde 1Q84.

Certaines questions ont trouvé leur réponse.

D’autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se frayent-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l’air, est-elle ce lieu où sommeille notre double ?

 

1Q84, tome 1 : Avril-juin (2011) – Haruki MURAKAMI

Je n’aime pas rester sur un échec et surtout, je n’aime pas garder une impression fondée sur une seule lecture (d’ailleurs, je me félicite d’avoir re-tenté Irving après une première expérience plutôt catastrophique). Kafka sur le rivage, encensé par un grand nombre de lecteurs, ne m’avait absolument pas touchée.

1Q84 en revanche, m’a bien plus intéressée. L’histoire se déroule en 1984 et l’on suit deux personnages principaux, une jeune femme et un jeune homme de 30 ans, Aomamé et Tengo. Leurs chemins ne se croisent pas même si l’on comprend le lien entre eux au fur et à mesure du récit.

Pendant une bonne partie du roman, je n’ai pas compris où l’auteur me menait mais peu importe, je me suis laissée balader avec plaisir en compagnie de ces personnages inhabituels pour moi (je ne suis pas une lectrice assidue de littérature asiatique).

J’ai beaucoup apprécié le style de Haruki Murakami, il est très doué pour créer des ambiances et écrit ses scènes comme on peint des tableaux. Il pose le décor, décrit ses personnages, leurs atours, leurs gestes. Il use de descriptions, de métaphores vivantes et imagées.

Je me suis attachée à Aomamé et Tengo ainsi qu’aux personnages secondaires et je lirai le ivre 2 avec plaisir.

Ses gestes étaient quasiment silencieux. Comme une renarde avisée qui traverse la forêt.

(je raffole de cette comparaison)

Il […] se glissa prestement à l’extérieur et referma la porte. Comme s’il avait effectué quelques pas d’une danse de salon.

PRÉSENTATION

Entre l’an 1984 et le monde hypnotique de 1Q84, les ombres se reflètent et se confondent. Unies par un pacte secret, les existences de Tengo et d’Aomamé sont mystérieusement nouées au seuil de deux univers, de deux ères… Une odyssée initiatique qui embrasse fantastique, thriller et roman d’amour, composant l’œuvre la plus ambitieuse de Marukami.