La cave à charbon (2013) – Ruth RENDELL

Il me reste peu de livres de Ruth Rendell à lire alors je fais durer le plaisir.

Il s’agit ici de la 24ème enquête de Wexford qui est à la retraite et partage son temps entre Londres et Kingsmarkham.

Par un heureux hasard, alors qu’il commençait à ressentir un peu d’ennui, il rencontre un ancien collègue devenu commissaire, qui lui demande son aide sur une affaire.

En parallèle, il doit également faire face à des problèmes familiaux avec sa fille Sylvia.

La résolution de l’affaire proprement dite m’a parue un peu alambiquée et souvent due au hasard mais j’ai su savourer ma joie de retrouver Wexford et sa famille.

Je demeure toutefois une plus grande fan des romans « psychologiques » de Ruth Rendell.

PRÉSENTATION

L’impossible s’est produit : l’inspecteur Wexford a pris sa retraite ! Or, une rencontre inattendue avec une ancienne connaissance, le commissaire Ede, va bouleverser ses plans. Les corps de deux femmes et d’un homme ont été découverts dans la cave à charbon d’une maison cossue de St John’s Wood à Londres. Rien ne permet de les identifier, mais on a trouvé dans la veste de l’homme des bijoux d’une valeur de quarante mille livres. Intrigué, Wexford accepte d’aider le commissaire Ede, tout en menant une enquête parallèle sur le maniaque qui a attaqué sa fille en plein jour. Il est loin de se douter des périls qu’il va affronter une fois la cave à charbon vidée.

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Le Crime de Paragon Walk (1981) – Anne PERRY

Je continue avec plaisir ma découverte des aventures de Charlotte Ellison et de son mari, l’inspecteur Thomas Pitt.

Cette fois-ci, l’inspecteur Pitt est chargé d’enquêter sur un viol suivi d’un meurtre dans un riche quartier de Londres, dans la rue-même où réside Emily, la sœur cadette de Charlotte.

Pour Charlotte, qui vient d’avoir son premier enfant, l’occasion d’enquêter elle-même est trop tentante et elle renoue avec son ancien milieu le temps de l’affaire.

Outre l’enquête proprement dite -et cette fois-ci, c’est plutôt Charlotte que Thomas qui dénoue l’intrigue- il est intéressant de voir Charlotte évoluer à nouveau dans le monde qui était le sien jusqu’à son mariage, sans toutefois avoir honte de son mari.

Tout en savourant les petits conforts auxquels elle a du renoncer du fait de sa « mésalliance », on se rend compte qu’elle s’est bien adaptée à son nouveau milieu et qu’elle ne regrette absolument rien.

J’aurais aimé voir Charlotte et Thomas un peu plus en tant que parents puisqu’un nouveau petit personnage a fait son apparition, Jemina, leur fille de quelques mois, mais j’imagine que j’aurai droit à cet aspect dans les tomes suivants.

Quant à l’enquête, comme d’habitude, je n’ai rien vu venir et j’ai beaucoup apprécié la révélation de la vérité.

PRÉSENTATION

Un crime sordide vient troubler la quiétude huppée de Paragon Walk. Tandis que l’inspecteur Pitt, chargé de l’affaire, se heurte à l’hostilité et au mutisme des résidents du quartier, son épouse Charlotte, assistée de sa sœur Emily, la charmante Lady Ashworth, ne se laisse pas intimider par cette omerta de classe. De garden-parties en soirées, elles font tomber un à un les masques de l’élite. Les façades respectables de Paragon Walk se lézarderont peu à peu pour exposer à cet infaillible trio de détectives leurs inavouables secrets et mensonges.

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Jusqu’à l’impensable (2017) – Michael CONNELLY

Chouette un Connelly ! Je suis toujours contente de retrouver Bosch et/ou Haller dans mes lectures.

Cette fois, je suis servie puisque Harry Bosch (pour la énième fois en retraite) se laisse convaincre par son demi-frère Mickey Haller, « l’avocat à la Lincoln« , de travailler à disculper un de ses clients accusé de meurtre.

C’est cela pour Bosch, aller jusqu’à l’impensable, c’est travailler pour la défense après plus de 30 ans à amener les coupables devant l’accusation.

Bosch était bouleversé. Il avait l’impression d’avoir trahi quelqu’un… lui-même, peut-être.

Mais on ne se refait pas et malgré les critiques, insultes et autres menaces émanant de la sphère LAPD, Harry persiste dans son enquête et déterre des secrets bien enfouis.

Le roman est plutôt basé sur Bosch mais j’ai apprécié d’y voir apparaître Haller. Et j’ai beaucoup aimé leur relation, ils apprennent encore à se connaître mais s’admirent et se respectent mutuellement. On sent qu’ils s’acheminent vers une vraie relation fraternelle.
J’espère les retrouver vite tous les deux pour de nouvelles enquêtes !

Cela ne faisait que quelques années qu’ils apprenaient à se connaitre. Et bien que Haller soit pour ainsi dire toujours « de l’autre côté », Bosch l’aimait bien et le respectait.

PRÉSENTATION

Harry Bosch, retraité du LAPD malgré lui, tente de tuer le temps en remontant une vieille Harley lorsque Mickey Haller, son demi-frère avocat de la défense, lui demande de l’aide. Il ne voit en effet que Bosch pour l’aider à innocenter Da Quan Foster, un ex-membre de gang accusé d’avoir battu à mort la directrice adjointe des services municipaux de West Hollywood. Même si la preuve est accablante, Haller en est sûr, son client est innocent.? Dilemme pour Harry ! Passer du côté de la défense quand on a travaillé avec passion pour la police de Los Angeles toute sa vie ? Tout simplement impensable.

Le mystère de Callander Square (1980) – Anne PERRY

J’étais très heureuse de retrouver les personnages rencontrés dans L’étrangleur de Cater Street, à savoir Charlotte Ellison (maintenant Charlotte Pitt) et Thomas Pitt.

Charlotte, étant maintenant libérée du joug de ses parents, peut enfin donner libre cours à sa curiosité en ce qui concerne les faits divers et les enquêtes policières. Lorsque deux cadavres de bébés sont découverts dans Callander Square, quartier chic, c’est avec l’aide de sa sœur Emily, mariée à un gentleman, qu’elle va mener ses investigations, tandis que son mari est officiellement chargé de l’enquête.

Les soupçons portent tout d’abord sur une servante qui aurait fauté et aurait enterré ses nourrissons mort-nés dans le square. Mais au fil des interrogatoires, l’inspecteur Pitt se rend compte que la haute société regorge de petits secrets et de tromperies en tous genres.

De même, il s’aperçoit que les gens ne correspondent pas forcément à l’image qu’ils renvoient. La résolution de l’affaire le montrera de manière éloquente.

Je me suis attachée encore un peu plus au couple mis en scène par Anne Perry et j’ai hâte de les retrouver tous deux pour une 3ème aventure. J’ai la ferme intention de lire toutes leurs aventures mais à mon rythme, en savourant.

Ils étaient pauvres, étonnamment pauvres, comparativement à l’aisance qu’elle avait connue chez ses parents, mais avec ingénuité et selon sa rectitude coutumière, elle apprit à se passer de la plupart des attributs symboliques du rang sans lesquels ses amies d’antan n’auraient su vivre. A l’occasion, lorsque son mari abordait ce point sensible, elle disait en plaisantant qu’elle était soulagée de ne plus devoir jouer la comédie, et en  un sens, ce n’était pas entièrement faux.

Naturellement, on n’épousait pas une servante. Bien que ce genre de situation fût monnaie courante, il fallait se conduire avec discrétion.

PRESENTATION

Cette enquête semblait élémentaire : quelle femme de chambre indélicate du très chic Callander Square a enterré ses nourrissons adultérins dans le parc ? Mais la vérité est loin d’être aussi simple, et le gentleman inspecteur Thomas Pitt n’est pas au bout de ses surprises, dans cette haute société victorienne où les faux-semblants sont rois.

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L’étrangleur de Cater Street (1979) – Anne PERRY

J’ai découvert l’écriture d’Anne Perry récemment, dans le recueil de novelas Transgressions (je la connaissais déjà de nom) et j’ai beaucoup apprécié son style ainsi que l’histoire. cela m’a décidé à sauter le pas et à entamer une de ses séries : Charlotte Ellison et Thomas Pitt.

J’ai commencé bien entendu par le premier tome où l’on découvre la rencontre entre les deux personnages principaux (autour d’un meurtre comme il se doit).

Charlotte est une jeune fille de bonne famille qui n’a pas la langue dans sa poche et également des idées bien arrêtées. Elle rencontre Thomas Pitt lorsque ce dernier, inspecteur de police, vient enquêter sur plusieurs meurtres qui se sont déroulés dans le quartier où vit Charlotte.

J’ai aimé l’ambiance victorienne qui règne dans le roman, même si l’on comprend aisément qu’être une femme à cette époque n’est pas des moins contraignants. Vu de notre ère où le féminisme est très présent, il est en effet d’autant plus choquant de voir la minuscule place faite aux femmes.

Une autre opposition est mise en lumière dans ce roman et celle-ci concerne les classes sociales. La famille de Charlotte est une famille bourgeoise et son attitude vis à vis notamment de l’officier de police Thomas Pitt est assez hautaine.

Quant à l’intrigue policière, elle consiste en beaucoup de questionnements, d’interrogatoires, de suspicions vis-à-vis de son voisin, de sa famille. Même si je n’ai pas trouvé avant la fin qui était le meurtrier, je dois reconnaître qu’Anne Perry dissémine des indices tout au long du roman.

Une série à poursuivre…

PRÉSENTATION

Suffragette avant l’heure, la téméraire Charlotte Ellison n’aime ni l’étiquette ni le badinage des jeunes filles bien nées. Dévorant en cachette les faits-divers des journaux, sa curiosité la mêlera à une affaire des plus périlleuses, aux côtés du séduisant inspecteur Pitt de Scotland Yard. Dans le Londres des années 1880, le danger guette et les femmes en sont souvent la proie… 

Sherlock Holmes en jupons, la divine Charlotte dénoue son premier crime et inaugure une longue série d’enquêtes haletantes, dévoilant une Angleterre victorienne pleine de secrets.

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Le miroir se brisa (1962) – Agatha CHRISTIE

Je dis toujours aimer beaucoup Agatha Christie mais le fait est que finalement, je n’ai pas lu tant de ses œuvres que cela…

Le challenge Les dames en noir m’a donné l’occasion rêvée de me plonger dans une enquête de la célèbre Miss Marple. Après avoir lu il y a quelques années Un cadavre dans la bibliothèque, j’ai retrouvé Miss Marple, son amie Mrs Bantry et le manoir de Gossington.

Lire un Agatha Christie, c’est rompre totalement avec les romans policiers et thrillers que j’ai l’habitude de lire : pas d’armes, pas de course-poursuite, pas de tueur démoniaque ou de serial-killer. Tout le travail d’enquête est mené à l’aide d’un simple outil : le raisonnement de Miss Marple, son analyse des faits qui lui sont rapportés.

J’aime aussi également beaucoup l’humour et l’ironie présents dans les descriptions des personnages :

…il acceptait avec enthousiasme les recommandations qu’on lui prodiguait et n’y donnait aucune suite…

Cela donne des personnages très réalistes, très attachants, avec en plus ce petit côté ‘Angleterre surannée’ qui me séduit toujours.

Quant à la résolution de l’intrigue, bien entendu, je n’ai rien vu venir. J’ai compris environ une ligne avant que Miss Marple expose les faits tels qu’ils s’étaient réellement déroulés.

Tellement simple, dit Miss Marple, que personne ne pouvait rien y voir.

PRÉSENTATION

Qu’avait vu Marina Gregg ? Qu’avait-elle vu juste avant la mort de Mrs Babcock ? Elle regardait fixement le mur, près de l’escalier, et son visage s’était soudain crispé de terreur.

Puis elle s’était ressaisie pour retourner, souriante, à ses invités. Mrs Babcock avait pris un cocktail… et tout s’était enchaîné très vite. On avait d’abord cru à un étourdissement, à un malaise cardiaque… Quelques minutes plus tard, elle était morte… empoisonnée… Mais pourquoi ? Pourquoi Heather Babcock, une femme toujours prête à rendre service ? Evidemment, elle aimait fourrer son nez partout, mais de là à…

Qu’avait vu Marina Gregg ?