Cours, ma jolie (2006) – Lisa UNGER

Je n’ai pas du tout été convaincue par ce thriller de Lisa Unger. Je ne connaissais pas l’auteure mais il faut croire que soit je n’ai pas choisi son meilleur livre, soit elle n’est pas faite pour moi  (je penche pour la seconde option).

Tout d’abord, l’héroïne ne m’a pas plu du tout. Je l’ai trouvée naïve tendance cruche et tête à claques en prime.

La romance qui se déroule en parallèle n’a pas non plus trouvé grâce à mes yeux, par moments, j’avais l’impression de lire un mauvais Harlequin.

Et enfin, le style est beaucoup trop plat à mon goût et bourré de poncifs.

PRÉSENTATION

Une lettre anonyme.
La photo d’une petite fille de deux ans.
Une note : « Es-tu ma fille ? »
L’existence de Ridley Jones, journaliste new-yorkaise bohème, vient de basculer.
Un ballet de faux-semblants où vérité et mensonge se mêlent inextricablement, où le passé vole en éclats, et où la trahison viendra de ceux qu’on croyait pourtant bien connaître…
Et si vous découvriez que votre vie entière n’est que tromperie et illusion ?

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BestSeller (2013) – Jesse KELLERMAN

Grosse déception que ce roman de Jesse Kellerman. Je m’attendais à lire un bon thriller bien efficace et je me suis retrouvée avec un roman de série B, indigeste et pas si bien écrit.

Dès le départ, le personnage principal, au nom difficilement prononçable, m’est apparu antipathique. Son soi-disant meilleur ami, meurt et ce qu’il ressent se partage entre la jalousie, l’aigreur et la mesquinerie.

D’ailleurs il n’a pas d’autre ami, pas même une simple connaissance. Il a une fille unique, dont la mère est morte, c’est pratique, ça allège le scénario.

Une fois son ami enterré, Pfefferkorn et la veuve de ce dernier, entament allègrement une relation amoureuse, sans état d’âme, ce qui est pratique aussi.

Suite à moult péripéties, il se retrouve en Zlabie, pays fictif qui doit se vouloir une parodie de certains pays au gouvernement totalitaire, mais que j’ai trouvé grotesque.

J’ai trouvé le scénario bancal et j’ai été totalement insensible aux nombreuses tentatives d’humour qui émaillent le texte.

Comme je le disais en préambule, ce fut une déception, j’espère que le prochain roman que je lirai de Jesse Kellerman sera plus du niveau de ses précédents opus.

PRÉSENTATION

Arthur Pfefferkorn est un professeur de fac d’une cinquantaine d’années dont les ambitions littéraires ont fait long feu. Lorsque son plus vieil ami et écrivain de polar à succès, William de Nerval, disparaît en mer, Pfefferkorn est partagé entre le chagrin et la jalousie. De Nerval lui a volé non seulement la vedette sur le plan professionnel, mais aussi la femme qu’il aimait. La décision de Pfefferkorn de renouer avec la veuve du disparu déclenche une succession d’évènement surréels qui le plongent dans le pays fictif de Zlabia, un monde ténébreux de trahison et d’intrigue

Le sang du monstre (2016) – Ali LAND

Ce thriller paru chez Sonatine, ce qui est gage de qualité en règle générale, est un vrai page-turner, très efficace.

Le roman est écrit à la première personne, c’est Annie qui nous délivre son histoire. Malgré le fait d’avoir dénoncé sa mère à la police, elle éprouve toujours un amour très fort pour elle. Ses sentiments ambivalents sont difficiles à gérer, d’autant plus qu’elle débute l’année scolaire sous une nouvelle d’identité et dans une famille qu’elle connait à peine.

Annie, sous le nom de Milly, va tenter de se faire une place dans sa famille d’accueil et de se faire accepter notamment par la fille de la famille, une adolescente de son âge. Cependant, cette dernière n’a pas l’intention de lui faciliter la tâche et entreprend même une campagne de harcèlement à son égard.

L’auteure décrit très bien les tourments éprouvés par Milly, ses questionnements, son envie d’être acceptée, aimée. Elle installe une atmosphère inquiétante à souhait et distille au compte-gouttes les révélations sur les crimes commis par sa mère. Elle met également le doigt sur un phénomène qui me parait assez courant aux Etats-Unis : le harcèlement des « losers » par les « populaires ».

J’ai beaucoup apprécié ma lecture, ne m’ennuyant à aucun moment. Cependant, à force de lire des thrillers psychologiques, on finit par en connaitre quelques ficelles et je m’attendais plus ou moins à certaines révélations finales. C’est toutefois un excellent premier roman.

PRÉSENTATION

Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée, les Thomas-Blythe. Elle vit aujourd’hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de passer inaperçue. Elle a néanmoins beaucoup de difficultés à communiquer avec les ados de son âge et préfère les enfants plus jeunes, plus particulièrement une petite fille vulnérable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille des Thomas-Blythe, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant.

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Le saut de l’ange (2017) – Lisa GARDNER

Après un livre « coup de cœur », j’ai toujours besoin d’enchaîner sur une lecture plus légère, qui ne sollicite pas trop mes émotions ou mes neurones.

J’ai donc choisi un livre de Lisa Gardner, une auteure qu’il ne me semble pas avoir lu auparavant. Du suspense américain que j’espérais efficace. Et bien, ce livre a parfaitement rempli son office.

Par une nuit d’orage, Nicky Franck a un accident de voiture. Elle en réchappe mais affirme que sa fille, qui était avec elle dans le véhicule, a disparu. Mais son mari, quant à lui, apprend aux enquêteurs qu’ils n’ont pas d’enfant et que sa femme est perturbée.

Adoptant le point de vue de Nicky ou celui des policiers chargés de l’enquête, la romancière amène son lecteur vers le dénouement, sans lui laisser le temps de s’ennuyer.

J’ai aimé que l’auteure distille des indices deci-delà, afin de nous aider à comprendre. Cela dit, même si j’ai deviné certaines choses en cours de lecture, je ne serais jamais parvenue seule à trouver ce qui s’était passé.

D’autre part, les enquêteurs ont leur propre histoire. Il me semble avoir compris que l’une d’entre eux, Tessa Leoni, apparaît dans d’autres romans. Je sais donc ce qu’il me reste à faire après mon prochain livre « coup de cœur ».

PRÉSENTATION

Nuit noire et pluvieuse sur le New Hampshire : sur la route, une voiture fait une violente embardée. Au volant, une femme qui ne se souvient de rien, sauf d’une chose : Vero, sa fille, qui était avec elle, a disparu. Tout est immédiatement mis en œuvre pour la retrouver, en vain… Jusqu’à ce que Thomas, le mari de Nicole, dévoile que sa femme a perdu la raison : l’enfant n’a jamais existé ! Pourtant, il y avait une autre personne avec elle dans la voiture lors de l’accident, les recherches de la police l’ont confirmé. Alors, qui était-ce ? Qu’est-elle devenue ? Que s’est-il réellement passé cette nuit-là ?

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Double diabolique (2005) – Rosamond SMITH (Joyce Carol OATES)

Je ne savais pas que Joyce Carol Oates, à l’instar d’Agatha Christie ou Ruth Rendell, avait parfois utilisé un pseudonyme. Dans le cas présent, elle utilise le pseudonyme Rosamond Smith (du nom de son premier mari Raymond Smith) pour l’écriture de romans policiers ou de thrillers.

Ce n’est pas son genre habituel de roman que Joyce Carol Oates nous livre ici. Il s’agit d’un thriller.

Le personnage principal est une danseuse exotique qui revient se réfugier chez sa sœur jumelle après des années sans lui donner de nouvelles. Les deux sœurs ont reçu la même éducation et pourtant, elles ont évolué de manière tout à fait opposée. La différence de caractère s’est faite dès leur enfance et s’est exacerbée avec les années et l’expérience de la vie.

Sur le fond du roman, la trame n’est pas des plus originales : la gémellité et ses mystères, les blessures d’enfance et leur impact sur la vie d’adulte, les drogues, le sexe… Mais le style inimitable de Joyce Carol Oates en fait un thriller fascinant et difficile à lâcher.

PRÉSENTATION

La nuit, Sharon Donnor s’appelle Claire d’Étoile. Elle est strip-teaseuse dans les clubs de Las Vegas. Elle y cherche insatiablement quelqu’un qui l’aimera. Mais elle tue également les hommes qui ne la traitent pas comme elle le souhaite, et laisse au petit matin leur corps orné d’un pentagramme satanique, tracé avec leur propre sang. Un jour, la situation lui échappe. Elle est obligée de fuir, et d’aller retrouver sa sœur jumelle, qui mène une vie paisible avec son mari et leur fille dans l’État de New York, et ignore tout de son double diabolique. Mais la terrible nature de Sharon la poursuit et elle décide de se venger des hommes qui l’ont fait souffrir durant sa jeunesse. Les rapports entre « tante Sharon » et son beau-frère se détériorent alors au point que…

Joyce Carol Oates excelle dans l’analyse psychologique de ses personnages. L’apparence, la névrose, l’amour, le sexe font partie de ses thèmes favoris. La gémellité aussi, dont elle étudie ici les aspects les plus sombres.

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Les lieux sombres (2009) – Gillian FLYNN

Une agréable surprise que ce roman de Gillian FLYNN. Je continue ma découverte des éditions Sonatine, je n’en suis qu’au début mais ça donne envie de persister.
A l’âge de 7 ans, Libby Day a vu sa famille décimée une nuit de janvier 1985. Ses deux sœurs et sa mère ont été tuées et son frère Ben envoyé en prison à vie pour ces meurtres. 24 ans plus tard, alors qu’elle se retrouve à court d’argent, elle est approchée par une association, un « Kill Club », cherchant à prouver l’innocence de Ben. Le témoignage à charge de Libby ayant fortement contribué à le faire condamner, elle est tout d’abord réticente mais nécessité faisant loi, elle se lance sur les traces de son passé, n’hésitant pas à affronter la « zonedombre » de ses souvenirs.

Les chapitres donnent la parole d’une part à Libby de nos jours et d’autre part à Ben et Patty (la mère de Libby) qui déroulent le récit de cette journée d’horreur.

On voit se dessiner progressivement le portrait d’une mère célibataire totalement débordée, coincée entre ses problèmes d’argent et l’éducation de ses enfants. On sent l’étau se resserrer autour d’elle inexorablement mais aucune solution n’apparait. Conséquence plus ou moins directe de cette situation, Ben est un adolescent renfermé, taciturne, n’ayant pas beaucoup d’amis, mal dans sa peau, dont on n’aura aucun mal à penser qu’il puisse être à l’origine des meurtres sanglants de sa famille.

De nos jours, le tableau n’est guère plus brillant : Libby, traumatisée comme de juste par ce qu’elle a vécu, se laisse vivre, sans beaucoup réfléchir au passé ou à l’avenir. « La mesquinerie qui m’habite est aussi réelle qu’un organe. » En se lançant, au départ à contrecœur, dans cette « enquête », elle va elle-même se remettre en question. Elle va par la même occasion découvrir énormément de choses sur sa famille qu’elle ne savait pas ou qu’elle avait occultées.

Les chapitres s’enchainent aisément et on tourne les pages sans s’en apercevoir, s’acheminant petit à petit vers l’horrible vérité sur ce qui s’est déroulé ce jour-là. Et la révélation finale s’est avérée à mes yeux encore plus cauchemardesque que tout ce que j’avais pu imaginer tout au long de ma lecture.

PRÉSENTATION

Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée. Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger. Et Libby n’aura pas d’autre choix pour se reconstruire, et peut-être enfin recommencer à vivre, que de faire toute la lumière sur l’affaire, quelles qu’en soient les conséquences. Bien loin des clichés et du manichéisme qui encombrent la plupart des thrillers contemporains, Gillian Flynn nous offre ici une intrigue d’une densité rare, des personnages complexes, tragiques, terriblement humains. Considérée dès son premier roman, Sur ma peau, comme l’une des voix les plus originales du thriller contemporain, elle confirme avec ce livre, où l’on retrouve son style intense et viscéral, son immense talent.

 

L’appel du lac (2002) – Carol GOODMAN

Un pensionnat de jeunes adolescentes, des légendes, des mystères, des morts, des secrets, du latin, ce roman fourmille d’ingrédients qui ont tout pour me plaire. Pendant quelques jours, je me suis plongée avec plaisir dans ce récit, mêlant passé et présent, totalement sous le charme de cette atmosphère cristalline, toute de glace et d’eau.

Depuis Les enfants terribles de Jean Cocteau, j’ai toujours été fascinée par les couples frère/sœur dans la littérature et le binôme formé par Lucy et Matt a été pour beaucoup dans mon engouement pour ce roman. Fusionnels, complices, quasi-incestueux, ils conservent leur aura et leur mystère d’un bout à l’autre du récit.

Le personnage de Jane est également bien choisi et bien construit car dans son passé comme au moment de son retour à Heart Lake, elle reste une observatrice. Les extraits de son journal intime d’adolescente ainsi que son récit au présent ou encore ses souvenirs nous montrent à quel point elle était sous la coupe de Lucy, trop pour se rendre compte de ce qui se passait réellement. Le lecteur lui, au contraire, se retrouve dans une position qui lui permet d’englober plus largement la situation tout en restant à la merci des évènements qui continuent à se dérouler.

J’ai un petit bémol toute fois pour les cinq dernières pages qui m’ont paru un peu trop « happy end » et surtout arrivant comme un cheveu sur la soupe. Hormis ça, je ne vois aucune raison de résister à L’appel du Lac.

PRÉSENTATION
A Heart Lake, pensionnat de jeunes filles, les légendes du passé se mêlent aux mystères du présent. Jane vient d’être nommée professeur de latin dans ce lieu où elle fut étudiante. Lors de sa dernière année de lycée, trois de ses camarades périrent noyées dans d’étranges circonstances. Aujourd’hui, le passé ressurgit violemment. Une de ses élèves se suicide et des pages de son journal intime, autrefois disparu, réapparaissent… Quelqu’un serait-il décidé à lui faire payer les noyades d’antan ? L’appel du lac sera-t-il le plus fort ? La légende ne dit-elle pas que, si une jeune fille se noie, deux autres la suivent… inévitablement ?