Les derniers jours de nos pères (2011) – Joël DICKER

Mais n’allez jamais croire que la guerre, même la plus nécessaire, même la plus justifiée, n’est pas un crime. Demandez-le aux fantassins et aux morts.

Ernest Hemingway 

De l’amitié, de l’amour, du courage, des ennemis, un combat, des trahisons, ce roman de Joël Dicker comporte tous les éléments romanesques souhaités. Et pourtant, l’histoire qui se déroule durant la Seconde Guerre Mondiale aurait pu être réelle.

Un groupe de volontaires est engagé pour être formé et servir au sein du SOE, en tant qu’agent secret britannique. Parmi eux, Paul-Emile dit Pal, « le fils » ayant quitté son père pour aller à la guerre et qui ne cessera de penser à lui. « Le père », lui, se meurt d’impatience de retrouver son fils mais la guerre se mettra entre eux, encore et toujours.

L’écriture de Joël Dicker me plaît toujours et est plus poétique que dans les précédents opus que j’ai lus. Il se dégage énormément d’émotion de ces lignes.

Cependant, si j’ai été très émue, je n’aime pas vraiment les scènes de guerre ou se déroulant pendant la guerre, je suis donc contente d’avoir terminé ce roman.

Nous ne voulons plus tuer. Nous ne voulons plus nous battre. Que sommes-nous devenus, nous qui étions Hommes et qui ne sommes plus rien ? Où irons-nous désormais ? Nous ne serons plus jamais les mêmes.

Vous étiez des enfants, vous êtes devenus des Hommes, mais vous l’êtes devenus en apprenant à tuer.

PRÉSENTATION

Londres, 1940. Soucieux de pallier l’anéantissement de l’armée britannique à Dunkerque, Winston Churchill a une idée qui va changer le cours de la guerre : créer une branche noire des services secrets, le Special Operation Executive (SOE), chargée de mener des actions de sabotage et de renseignement à l’intérieur des lignes ennemies et dont les membres seraient issus des populations locales pour être insoupçonnables. Du jamais vu jusqu’alors.
Quelques mois plus tard, le jeune Paul-Émile quitte Paris pour Londres dans l’espoir de rejoindre la Résistance. Rapidement recruté par le SOE, il est intégré à un groupe de Français qui deviendront ses compagnons de coeur et d’armes. Entraînés et formés de façon intense aux quatre coins de l’Angleterre, ceux qui passeront la sélection se verront bientôt renvoyés en France occupée pour contribuer à la formation des réseaux de résistance. Mais sur le continent, le contre-espionnage allemand est en état d’alerte…

L’existence même du SOE a été longtemps tenue secrète. Soixante-cinq ans après les faits, Les Derniers Jours de nos pères est un des premiers romans à en évoquer la création et à revenir sur les véritables relations entre la Résistance et l’Angleterre de Churchill.