Les Cygnes de la Cinquième Avenue (2017) – Melanie BENJAMIN

J’aime les États-Unis du XXème siècle. Que de personnages emblématiques et devenus légendaires cette période et ce lieu ont vu surgir !!! Al Capone, Marilyn Monroe, JFK, Fitzgerald n’en sont que quelques exemples.

J’ai d’ailleurs été ravie de lire une anecdote que je connaissais déjà mais qui m’a toujours plu car je suis une grande admiratrice de Marilyn Monroe (d’Audrey Hepburn aussi mais dans une moindre mesure), une phrase prononcée par Truman au sujet du film Diamants sur canapé, adapté de son roman Breakfast at Tiffany’s.

Audrey Hepburn est une petite chose assez mignonne, mais elle n’est pas ma Holly. Je voulais Marilyn Monroe pour ce rôle.

Ce roman basé sur des faits réels se centre sur l’amitié de plusieurs années entre Truman Capote, l’auteur du célèbre De sang-froid, et Babe Paley, la reine des « Cygnes de la Cinquième Avenue« , ces femmes du gotha new-yorkais.

Leur vie est si belle, si tranquille, tout entière dédiée à l’élégance, au bon goût, au décorum. Et c’est ce que j’admire – je crois que c’est la quintessence même de la vie, être capable d’en tirer parti pour en faire une œuvre d’art.

Truman Capote, en quête d’amour, d’admiration et de reconnaissance, intègre ce microcosme en charmant les femmes et leurs maris par sa discussion spirituelle, son humour. Il devient en quelque sorte leur amuseur public. Cependant, Truman est un écrivain avant tout et tandis que « les cygnes » s’abandonnent à une fausse intimité, leurs anecdotes restent dans un coin de sa tête.

Le roman s’étale sur plusieurs années et l’on voit l’évolution de Truman Capote après la parution et le succès de De sang-froid, le roman qui a marqué le début de son déclin, comme s’accordent à le dire les biographes.

L’abandonnant. On l’abandonnait toujours.

Le point le plus important est toutefois la relation fusionnelle entre Truman et Babe, qui semblent s’être « trouvés ». Chacun retrouve en l’autre cette même insécurité affective, causée chez Truman par le peu d’affection que lui ont donnée ses parents, et chez Babe, par des parents pour qui seule comptait la beauté.

Truman et Babe. La part d’ombre et la lumière ; l’élégance et l’impudence. La beauté et l’intelligence, le cœur et l’âme.
Ensemble.

Melanie Benjamin dissèque ses personnages jusqu’à faire apparaître leurs motivations et leurs peurs les plus profondes et il est intéressant de voir que sous des apparences de bonheur total et d’aisance matérielle sans borne, se cachent des failles, des manques et des mal-êtres habilement dissimulés. Le personnage de Babe Paley, en couverture et qui a bien entendu réellement existé, m’a particulièrement touchée.

PRÉSENTATION

Avec sa silhouette svelte et ses beaux yeux noirs, Babe Paley est la plus recherchée des « cygnes de la Cinquième Avenue », ces femmes de la haute société new-yorkaise des années 1950. Son atout, indéfinissable, est son style. Celle qui incarne l’élégance et ne fréquente que l’élite, des Stuyvesant aux Vanderbilt, fait souvent la une de Vogue, ajoutant une touche glamour à un tableau déjà parfait. Mais ce que personne ne voit, c’est le sentiment de solitude qu’elle laisse dans son sillage, en dépit de sa fortune, de ses nombreuses résidences, de ses enfants, de son mari riche et puissant. Jusqu’au jour où Truman Capote surgit dans sa vie. Leur amitié est instantanée et fulgurante. Babe trouve chez l’écrivain prodige, aussi génial qu’extravagant, la passion qui manquait à sa vie. Grâce à elle, Truman accède à cette haute société qui le fascine tant. Mais aussi à ses secrets, ses rumeurs et ses scandales, y puisant son inspiration, au risque de trahir son amitié avec Babe…